
La coalition citoyenne « Le Congo N’est Pas à Vendre » (CNPAV) a salué, dans un communiqué publié le 9 ou 10 mars 2026, l’annonce officielle du lancement d’un audit technique et financier approfondi de la convention SICOMINES, qualifiée de « contrat du siècle » entre la RDC et un consortium chinois.Cette réaction fait suite à la décision de l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de Collaboration (APCSC), qui a signé des contrats avec des firmes internationales pour mener cet audit. Le consortium ATF-PCSC/Mayer Brown a été retenu pour l’audit technique et financier, tandis que SRK Consulting se chargera de la certification des ressources minérales associées aux permis d’exploitation. L’opération vise à examiner l’exécution du partenariat depuis 2008 : investissements miniers (cuivre et cobalt), réalisation des infrastructures « route-fer » promises en échange, endettement, exonérations fiscales et flux financiers réels.), le CNPAV voit dans cette initiative « un pas vers la vérité sur le contrat du siècle » et « l’ouverture de la boîte noire » du projet SICOMINES. La coalition, qui milite depuis des années pour la transparence, la renégociation ou la révision profonde des accords extractifs inégaux, insiste sur le fait que cet audit est une étape cruciale pour rétablir la souveraineté économique de la RDC sur ses ressources minières stratégiques. Cependant, le CNPAV ne se contente pas de saluer la démarche : il appelle à une reddition effective des comptes sur la gestion globale des richesses nationales, en particulier dans le secteur minier. Parmi les exigences formulées :
- Une indépendance réelle de l’audit, avec une méthodologie rigoureuse et transparente.
- Un financement exclusif par le Trésor public (et non par le projet SICOMINES lui-même, comme cela avait été le cas pour des audits antérieurs), pour éviter tout conflit d’intérêts.
- La publication intégrale des rapports finaux et de tous les documents contractuels et opérationnels liés au projet.
- Une renégociation profonde de la convention pour que les richesses minières profitent réellement aux Congolais, avec une fin des exonérations fiscales exorbitantes et une meilleure répartition des bénéfices.
Alain Lusanga / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.