
Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a appelé le gouvernement à une rationalisation urgente des finances publiques en supprimant ou en fusionnant certaines agences et structures étatiques qu’il qualifie de « budgétivores ». Dans une déclaration forte, Aimé Boji Sangara a insisté sur la nécessité de réformer en profondeur l’architecture de l’État afin d’assainir le budget 2026 et d’améliorer la mobilisation des recettes internes. Selon lui, de nombreuses agences et institutions publiques absorbent une part disproportionnée des ressources de l’État sans produire des résultats à la hauteur des moyens qui leur sont alloués.
« Nous devons rationaliser les recettes publiques en élaguant certaines agences étatiques budgétivores », a-t-il martelé, estimant que cette mesure constitue l’une des priorités pour redresser les finances publiques et dégager des marges budgétaires nécessaires au financement des projets de développement et à la réponse aux urgences sécuritaires et sociales.
Cette prise de position intervient au moment où le Parlement examine le projet de loi de finances 2026, dans un contexte de tensions budgétaires persistantes marquées par une mobilisation des recettes encore en deçà des besoins et par une pression élevée sur les dépenses publiques.Aimé Boji Sangara, qui a longtemps occupé le poste de ministre d’État en charge du Budget avant d’accéder à la présidence de l’Assemblée nationale, est connu pour son plaidoyer en faveur de la rigueur budgétaire, de la lutte contre les dépenses inutiles et de la réforme de l’administration publique.Cette déclaration devrait relancer le débat sur la réforme de l’État et la rationalisation des structures publiques, un chantier souvent annoncé mais peu concrétisé ces dernières années en RDC.
Alain Lusanga