Loading Page: RDC: ce que la Banque centrale dit de la crise de la Biac - RDC finance - RDC économie: toute l'information économique de la RDC

  • Nord-Kivu : Plus de 200 victimes, dont enfants et femmes, dans l’effondrement de la mine artisanale de Rubaya
  • Partenariat avec Abou Dhabi pour reprendre la main sur l’or de l’Est de la RDC
  • NIGER: l'aéroport de Niamey, où sont stockées mille tonnes d'uranium, a été attaqué
  • cuivre et cobalt au cœur de l’économie
  • TikTok: le célèbre influenceur Khaby Lame cède sa société pour près d'un milliard de dollars

Deogracias Mutombo, gouverneur de la banque centrale de la RDC

En République démocratique du Congo (RDC), le parquet général de la République envisage des poursuites contre l'ex-direction de la Banque internationale pour l’Afrique au Congo (Biac) et ses actionnaires. Le gouverneur de la Banque centrale a porté plainte fin mai et dans les jours qui ont suivi, des mesures conservatoires ont été prises avec des requêtes pour geler les avoirs et les comptes de personnalités et entreprises citées. Du côté des actionnaires comme de l'ancienne direction, on dément toute malversation. La Biac était sous surveillance de la banque centrale depuis 2012. La dernière mission d'audit date de l'an dernier avec un rapport finalement remis en février 2016, quelques semaines avant la plainte déposée par la Banque centrale.

L'actionnaire majoritaire, la famille Blattner, et les entreprises qu'elle contrôle, sont bel et bien accusés de plusieurs maux : manque de transparence avec des sociétés ayant leurs sièges dans des paradis fiscaux, ingérence dans la gestion de la banque, y compris jusqu'à la nomination d'un des fils à un poste de responsabilité, 17 millions de créances, dont une partie douteuse, et très peu d'investissements. Des investissements qui auraient été nécessaires aux réformes engagées pour remettre la banque sur pied.

Le rapport de février 2016 souligne également que la Biac vit au-dessus de ses moyens, avec des salaires et des avantages sociaux pour ses dirigeants trop élevés pour une banque en difficulté. Mais la Banque centrale reconnait des efforts, même si insuffisants, de la partde l'ex-direction et Michel Losembe, pour assainir la gestion depuis leur précédent audit en 2012.

Autre révélation de ce rapport : la part de responsabilité de l'Etat dans la fragilité de l'établissement bancaire avec près de 30 millions de dollars de créances douteuses, à surveiller, et des mauvais payeurs publics comme la société congolaise des postes et télécommunication et la police nationale. En mai dernier, devant les députés, le gouverneur de la Banque centrale avait toutefois reconnu que malgré tout, si l'État ne lui avait pas ordonné de retirer 40 milliards de francs CFA de refinancement à la Biac, la banque n'aurait jamais connu une telle situation.

Avec rfi

 

Infos en vidéo

1 USD = 2 787,0028 CDF (source: BCC)


Convertisseur de monnaie










Montant:
De:
à:



A la une

Le taux directeur (taux de prêt à court terme / Prêt par Adjudications) est actuellement à 15,00... Lire la suite
L'agence de notation S&P a relevé la perspective de la note souveraine de la RDC de Stable à... Lire la suite
La RDC prévoit un renforcement du contrôle des exportations minières en 2026 pour mieux... Lire la suite
La pêche en République Démocratique du Congo (RDC) est un secteur clé pour la sécurité... Lire la suite
Le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo participe activement à la 56e réunion annuelle... Lire la suite

Les plus lus

Banque

20051 vues
Le Sénat a adopté vendredi, en séance plénière, le rapport de sa Commission économico-financière e...