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Vision pour la protection de l’Environnement et des Écosystèmes (VPPEE), une ONG de lutte contre la destruction de l’environnement et le changement climatique, a dénoncé dans un rapport publié mardi 3 novembre l’occupation des centaines des milliers de terres arables par les industries extractives à Kolwezi dans la nouvelle province de Lualaba.

Ce rapport est le résultat d’une  enquête effectuée sur les activités des industries extractives à Kolwezi au cours des cinq dernières années.

Théophile Bokuma, coordonnateur exécutif de cette ONG, accuse certains opérateurs miniers sans les citer de transformer des centaines des milliers des terres arables de cette ville en concessions minières au mépris du caractère « agricole » des activités des autochtones.

«Comme vous le savez, un carré minier vaut 84, 955 hectares. Mais vous avez des industries extractives qui ont au moins 200, 300, 150 carrés miniers. L’espace arable est parti et les communautés n’ont plus accès à leurs terres», a expliqué Théophile Bokuma.

Selon lui, près de 87 % de la population locale vivent de l’agriculture. Il qualifie d’«entorse aux activités agricoles de la région» l’occupation de ces terres arables par les industries extractives.  

Théophile Bokuma recommande aux industries extractives opérant dans la région d’accompagner les communautés locales avec des projets agricoles dont les productions seront promues et consommées par ces entreprises minières.

Avec Radio Okapi

 

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