
Les autorités congolaises insistent sur le fait que c'est un accord transformateur pour l'économie de la RDC, avec des transferts de technologie, de la formation et un meilleur accès aux marchés.
C'est une grosse avancée diplomatique et économique pour la RDC, surtout dans un contexte où le pays cherche à attirer plus d'investissements étrangers dans ses ressources naturelles et ses infrastructures.
Il repose sur plusieurs piliers principaux :
- Commerce : Ouverture du marché émirati à environ 6 000 produits d'origine congolaise → réduction ou suppression des droits de douane, facilitation des échanges, sécurisation des transactions et lutte contre la contrebande.
- Investissements : Objectif ambitieux de porter les investissements bilatéraux à 10 milliards de dollars d'ici 2030 (doublement ou forte augmentation par rapport aux niveaux actuels).
- Infrastructures : Projets majeurs comme la construction d'un port en eau profonde à Banana (Moanda, Kongo Central) → quai de 600 m, zone de stockage de 30 hectares, capacité annuelle d'environ 450 000 conteneurs.
- Minerais et traçabilité : Renforcement de la traçabilité des minerais (or, cuivre, cobalt, etc.), sécurisation des chaînes d'approvisionnement, et coopération sur l'exploitation responsable.
- Autres domaines : Agriculture, énergie propre, transports, mines, formation diplomatique (coopération entre académies diplomatiques), et plusieurs mémorandums d'entente (MOU) signés en parallèle.
Nadine Kibau