Le professeur Albert Kabasele  Yenga Yenga de l’Université Pédagogique Nationale (UPN) a été nommé, le 20 novembre  à Marrakech, expert au Secrétariat du « Comité des scientifiques des Nations Unies pour le Climat » de la Convention cadre des Nations unies pour les changements climatiques (CCNUCC), annonce le nominé dans une correspondance parvenue dimanche à l’ACP. «C’est une première pour la  RDC qui m’a soutenu pendant l’examen de son dossier à la COP22 et un exploit qui récompense l’engagement de la communauté congolaise à la cause climatique» explique le Pr Kabasele.

Il s’est dit reconnaissant envers notamment  le Ministre sortant de l’Environnement, Robert Bopolo, le Groupe Africain du climat  et  M. Henri Mangaya, Ambassadeur de la RDC au Maroc,M. Joseph Ilanga,  point Focal de développement durable, M.Tosi PanuPanu, Team Leader insubmersible, Hans Djamba, Autorité Nationale Désignée pour le Fonds Verts, le Chef de Division Mbuyi kalombo et le Directeur Léon Mulimbi, tous engagés, pendant les travaux de la COP22, pour le bien du climat mondial.

Pendant la COP22, le Pr Kabasele a porté haut l’étendard de la recherche en République démocratique du Congo, à travers la présentation à la communauté internationale de la publication des résultats de ses recherches sur «La vulnérabilité des écosystèmes  climatiques dans les villes et cités de deux Congo et «La modélisation spatiale des ilots de chaleur sur la ville de Kinshasa» en  utilisant le satellite LandSat.

Concernant la première étude, signale le scientifique Kabasele, «nous avons pris comme échantillon la ville-province de Kinshasa dont les résultats de la recherche scientifique a abouti au seuil du réchauffement climatique au niveau de nos villes et cités qui s’évalue à plus de 1,7 degrés Celsius , proche de la limite du réchauffement climatique calculé par le GIEC et l’IPCC, quant au dérèglement climatique, ce qui prouve que nos villes et citsé sont au bord du gouffre en rapport avec le chaos relatif au réchauffement climatique

Des hypertensions incontrôlées et des stress aux portes de Kinshasa et Brazzaville

Les conséquences de  ce chaos climatique alarmant, selon les résultats de l’étude menée sur les deux Congo, se traduisent en termes des problèmes d’agriculture (premier impact observé); des problèmes de santé publique entrainant des hypertensions incontrôlées et des trous de mémoire chez les écoliers qui s‘endorment pendant les cours, des stress hydrique et végétale, des îlots de chaleur sur les villes et cités appelées à tout faire pour réduire le réchauffement en deçà de 1,5 degrés Celsius, a soutenu le Professeur.

Le Pr Kabasele a signalé qu’il a mené des enquêtes entre les journées caniculaires et le comportement des patients à l’hôpital de référence de Kinshasa, ( ex.Mama Yemo) et aux cliniques Ngaliema. « Nous sommes à une phase de récolte préliminaire des données. Déjà les résultats sont alarmants. Tous les médecins nous ont permis d’accéder aux fiches des malades et au registre de décès. Les jours où il fait horriblement chaud à Kinshasa, on a constaté un pic de décès. Et le taux de mortalité est en corrélation parfaite avec les jours où la température est très élevée. Et cela n’est pas un hasard, mais nos enquêtes continuent en vue de parfaire cette étude statistique qui est encore longue à mener », a-t-il indiqué..

Les femmes enceinte, sont sujettes à beaucoup d’accidents dus à la canicule qui engendre l’étouffement, dérègle la circulation sanguine, bloque, plonge les patientes dans les trous des mémoire.et entraine les fausses couche .

Actuellement, « nous sommes en train d’accéder aux données de fausses couches  par rapport aux canicules sur les deux capitales», a-t-il ajouté.

Ce qu’il faut pour réduire le réchauffement sur les deux capitales

Pour réduire ce seuil en dessous de 1,5 degré, a recommandé le Pr Kabasele, il faut que les africains en général et les congolais, en particulier apprennent à traiter leur déchets qui dégagent « un gaz très dangereux», le méthane étant 25 fois plus polluant que le gaz carbonique (CO2).

Il faut qu’ils apprennent à occuper des parcelles ayant un ou deux arbres  et à les planter le long de toutes les artères, des avenues, des routes et des boulevards. Des fontaines d’eau potables doivent être placées  dans les lieux publics en pleines villes pour permettre aux personnes confrontées à la chaleur à se rafraichir, a- t- il suggéré.

Selon lui, les jardins dans toutes les villes et cités doivent être préservés, aménagés et même augmentés en nombre, avant de préconiser qu’une ceinture verte soit placée autour  de la ville de Kinshasa et de Brazzaville pour augmenter les puits du carbone et donner l’oxygène. Il a demandé aux congolais d’arrêter de brûler les pneus partout et de jeter les eaux usées dans le fleuve et les cours d’eau environnant, facteur favorisant le phénomène de méthanisation.

Les conclusions de l’étude du Pr Kabasele, ont suggéré qu’une éducation relative au tri et au traitement des déchets soit instituée et  souligné par ailleurs la nécessité d’opter pour les énergies renouvelables, notamment le biogaz, une énergie propre à partir des déchets de ces deux capitales en vue de réduire la pression sur les arbres.

«Il nous faut des équations d’alerte précoce sur la base des modèles mathématiques  comme des arrima ou comme des modèles statistiques, à mettre à la disposition des services météorologiques  de nos villes afin qu’ils puissent alerter nos populations respectives sur les éventuelles canicules. Cela demande un renforcement des capacités», a-t-il conclu.

 ACP/Mat/Kgd

 
 

 

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