
Lundi 27 avril 2026, l’Inspection générale des mines (IGM) a annoncé la création d’une unité paramilitaire dénommée « Garde minière », qui devrait compter jusqu’à 20 000 agents d’ici 2028 avec un budget initial de 100 millions de dollars. Cette initiative s’inscrit, selon Kinshasa, dans un partenariat stratégique avec les États-Unis et les Émirats arabes unis. Dès le lendemain, mardi 28 avril, l’ambassade des États-Unis à Kinshasa a réagi fermement en déclarant : « Le gouvernement des États-Unis ne finance actuellement aucune unité de patrouille ou de garde des mines en RDC. » Washington réaffirme toutefois son engagement pour la croissance économique et la stabilité du pays via le partenariat stratégique, sans pour autant soutenir financièrement cette force de sécurité minière. Face à cette clarification, l’IGM a ensuite nuancé ses propos, indiquant que la Garde minière ne sera pas financée directement par un État étranger, mais qu’elle bénéficiera de partenariats plus larges (investissements, formations, équipements) avec les partenaires américains et émiratis. L’objectif de cette nouvelle structure est de sécuriser les sites miniers stratégiques (cobalt, coltan, etc.), de lutter contre la contrebande et les groupes armés, et de remplacer progressivement l’armée dans ces zones afin d’attirer davantage d’investissements étrangers dans le secteur minier congolais. Cette affaire intervient dans un contexte de forte concurrence internationale pour les minerais critiques et de tensions sécuritaires persistantes à l’est du pays. En résumé, un malentendu dans la communication initiale de Kinshasa a été rapidement rectifié par Washington, l’IGM parlant désormais uniquement de partenariats techniques et non d’un financement étatique direct.
Magloire Kibau