
Un effondrement majeur (causé par un glissement de terrain ou landslide, probablement dû aux pluies intenses) s'est produit cette semaine à la mine artisanale de coltan de Rubaya, dans le territoire de Masisi (province du Nord-Kivu, est de la RDC). Le bilan fait état d'au moins 200 morts, avec des estimations variant légèrement : plus de 200 selon des porte-parole officiels, au moins 226 selon le site Actualite.cd, et jusqu'à 227 confirmés par un conseiller du gouverneur provincial. Les victimes incluent des mineurs artisanaux, mais aussi des enfants et des femmes (notamment des vendeuses du marché présentes sur le site). L'incident a eu lieu principalement mercredi 28 et jeudi 29 janvier 2026, avec des effondrements successifs dans plusieurs shafts ou galeries.
La zone est contrôlée par le groupe rebelle M23 (ou AFC/M23) depuis avril 2024, et les informations proviennent en grande partie d'autorités nommées par les rebelles, comme le porte-parole du gouverneur provincial Lubumba Kambere Muyisa.Des rescapés ont été secourus avec des blessures graves, et des recherches se poursuivent car de nombreuses personnes restent ensevelies sous la boue.
Rubaya est l'un des plus grands sites de production de coltan au monde (environ 15 % de l'offre mondiale), un minerai essentiel pour les composants électroniques (smartphones, ordinateurs, etc.), exploité de manière artisanale dans des conditions très dangereuses.
C'est une tragédie dramatique qui met en lumière les risques extrêmes dans les mines artisanales en zones de conflit, où les normes de sécurité sont quasi inexistantes. Les autorités locales ont exprimé leurs condoléances, mais le bilan exact pourrait encore évoluer car les opérations de secours continuent.
Nadine Kibau / RDC Finances