
Une avancée significative a été enregistrée dans le dossier du blocage du chenal de Kingabwa. Le Vice-Premier ministre chargé des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a présidé, mardi 24 février 2026, une réunion dans son cabinet de travail à Kinshasa, en vue de trouver des solutions durables à cette situation qui affecte plusieurs ports de la capitale.Le chenal de Kingabwa, devenu impraticable en raison d'une obstruction – notamment liée aux sédiments, aux aménagements réalisés sur la rivière Funa et à d'autres facteurs environnementaux ou anthropiques – est à l'origine de la fermeture de plusieurs ports stratégiques dans cette zone, un important hub portuaire pour le trafic fluvial à Kinshasa.
Ces fermetures perturbent lourdement les activités économiques, le ravitaillement en marchandises (vivres, biens de consommation) et les opérateurs du secteur portuaire.Les échanges ont essentiellement porté sur l'évaluation approfondie des causes du blocage, y compris l'impact des travaux et aménagements sur la rivière Funa, ainsi que sur la formulation de recommandations concrètes et urgentes pour le dragage, le déblaiement ou d'autres interventions techniques nécessaires. Face à l'urgence, le ministère a décidé de mettre en place une commission technique chargée d’examiner en profondeur le problème et de proposer des solutions durables en vue de la relance rapide des opérations portuaires affectées, avec un retour espéré à la normale pour les usagers, armateurs et acteurs économiques.Cette initiative marque une étape décisive dans la résolution de ce dossier récurrent, qui aggrave les défis logistiques à Kinshasa, ville de plus de 17 millions d’habitants déjà confrontée à des inondations saisonnières et à des infrastructures fluviales vétustes. Le transport fluvial reste vital pour l’approvisionnement de la mégapole, qui dépend largement des barges et bateaux via le fleuve Congo et ses affluents.
Alain Lusanga