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La production agricole durable dépend de la fertilité du sol, de la qualité des semences, du stockage et de l’environnement, a indiqué dimanche à Kinshasa, Bonte Alexis, représentant de  l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en RDC, à l’occasion de la journée internationale de la femme rurale célébrée le 15 Octobre de chaque année.

Cette journée a été placée sous le thème : « Autonomiser les femmes rurales, assurer la sécurité et éradiquer la pauvreté ». Ce thème affronte les causes structurelles de la pauvreté rurale dans le but de garantir un accès égal aux hommes et aux femmes à la propriété foncière et aux autres ressources productives. Il est d’autant plus pertinent, qu’aujourd’hui le nombre de victimes de sous-alimentation dans le monde est à nouveau à la hausse. Selon le rapport de l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2017 (SOFI), 815 millions des personnes souffraient de la faim en 2016, soit 38 millions des plus qu’en 2015.

La principale raison de cette augmentation, ce sont des conflits par exemple en RDC comme en Syrie et le changement climatiques comme dans le sahel ou en Ethiopie. Pour parvenir à l’égalité des genres en termes d’accès aux terres et aux moyens de production, la FAO entend accroitre la production agricole de la RDC de 20%, favoriser l’accès à l’épargne et au crédit des membres de l’association.

En RDC, a dit M. Bonte, l’épargne se traduit par les ristournes communément appelées « likelemba ». Cette organisation des Nations Unies essaie de faire en sorte que ces « likelemba » servent aussi à initier les activités génératrices des revenus.  La FAO porte également une attention particulière sur le volet social de la femme rurale à travers l’alphabétisation, la nutrition et la mobilisation sociale.

« Nous avons déjà commencé ces projets dans certaines provinces du pays dont la RDC telles que les Kivu, le Tanganyika et bientôt aux Kasaï », a-t-il fait remarquer. Par ailleurs, M. Bonte a laissé entendre que le Programme alimentaire mondial (PAM) a permis à la FAO de s’engager à leur coté dans le cadre de leur programme PUP se met en œuvre dans plusieurs provinces. Ce programme, vise à améliorer les conditions des vies des populations rurales.

ACP

 

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