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Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique (environ 30 milliards de dollars selon Forbes), a récemment dressé une liste de dix pays africains offrant les meilleures potentialités d’investissement lors d’un podcast avec Nicolai Tangen, PDG du Fonds souverain norvégien. La RDC en est absente, malgré les discussions récentes entre le milliardaire nigérian et les autorités congolaises.
 
Dans cette sélection figurent : Nigeria, Éthiopie, Kenya, Tanzanie, Égypte, Algérie, Ghana, Côte d’Ivoire, Guinée… et Rwanda. Dangote, qui a construit la plus grande raffinerie d’Afrique à Lekki (650 000 barils par jour), a mis l’accent sur ces marchés jugés stables et prometteurs pour des investissements massifs.
 
Cette omission intervient quelques semaines seulement après la rencontre, mi-avril 2026 à Abuja, entre Dangote et le Vice-Premier ministre congolais en charge de l’Économie, Daniel Mukoko Samba. Les discussions portaient sur l’approvisionnement de la RDC en produits pétroliers via la raffinerie Dangote et l’ouverture du marché congolais à d’autres produits du groupe.
 
L’article pointe une possible incohérence ou « girouette » de Dangote, connu pour ses liens étroits avec le président rwandais Paul Kagame (il a notamment organisé une retraite de grands patrons à Kigali en 2024). La RDC, qui figure parmi les cinq plus grandes économies potentielles du continent selon le FMI, dispose d’un immense potentiel minier, agricole et pétrolier (notamment avec les projets d’exploitation du lac Tanganyika en partenariat avec la Tanzanie).
 
L’analyse souligne également le soutien croissant de la Norvège à la RDC (partenariat de développement, investissements dans les mines, pêche, etc.), ce qui rend d’autant plus surprenante l’absence du pays dans la liste du milliardaire nigérian.
 
Cette actualité relance le débat sur la perception du climat des affaires en RDC, marqué par l’insécurité à l’est, les défis logistiques et bureaucratiques, malgré ses richesses naturelles exceptionnelles. Dangote, qui a déjà exprimé par le passé un intérêt pour le secteur minier et agricole congolais, semble pour l’instant privilégier d’autres destinations.