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Catégorie : Afrique
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Washington valide de nouveaux investissements de la DFC (U.S. International Development Finance Corporation) en Afrique, axés sur les minerais critiques et l’énergie. Cette annonce a été faite le 20 février 2026 par le conseil d’administration de la DFC, lors d’une session à Washington D.C.Selon le communiqué officiel de la DFC, ces nouveaux financements stratégiques visent à renforcer les chaînes d’approvisionnement américaines en minerais essentiels (comme le cobalt, le cuivre, les terres rares, le lithium, etc.), à améliorer la résilience énergétique, et à soutenir la stabilité et la prospérité économique des partenaires clés en Afrique. Le PDG de la DFC, Ben Black, a souligné que ces investissements prioritaires en Afrique consolident les chaînes d’approvisionnement vitales pour la croissance, la sécurité et l’innovation américaines, tout en mobilisant des capitaux publics et privés.Ces approbations s’inscrivent dans un contexte plus large sous l’administration Trump :
  • Renforcement du mandat de la DFC (plafond porté à 205 milliards de dollars grâce à des réformes récentes du Congrès, suppression de certaines contraintes géographiques).
  • Concurrence accrue avec la Chine, qui domine actuellement le secteur des minerais critiques.
  • Initiatives comme le Critical Minerals Ministerial (début février 2026), le projet Vault (réserve stratégique minière avec 10-12 milliards de dollars via EXIM Bank), et des partenariats bilatéraux (notamment avec la RDC via un accord stratégique signé fin 2025).
Bien que les détails précis des projets africains approuvés n’aient pas été rendus publics (pour des raisons de confidentialité ou de finalisation), ils concernent plusieurs pays du continent, avec un accent sur l’Afrique subsaharienne riche en ressources (RDC, Angola, Zambie, etc.). Des projets antérieurs de la DFC en lien incluent le soutien au corridor de Lobito (Angola-RDC-Zambie), des raffineries de terres rares en Angola (avec Pensana), ou des facilités pour des ventes de cuivre depuis la RDC via des joint-ventures.Pour l’Afrique, et particulièrement pour des pays comme la RDC (leader mondial en cobalt), ces investissements représentent une opportunité historique d’attirer des capitaux américains, de promouvoir le traitement local des minerais, et de diversifier les partenariats au-delà de la Chine. Cependant, ils soulèvent aussi des questions sur la transparence, les bénéfices réels pour les populations locales, et les risques géopolitiques.
 
Alain Lusanga